La F1 se confronte à des difficultés en Europe
25 novembre 2010Chaque saison, la Formule 1 touche de nouvelles destinations – la Corée a été ajoutée dans le calendrier 2010 et l’Inde le sera l’an prochain. En contrepartie, il semble qu’il y ait des frictions et des difficultés dans la zone européenne du championnat. Les dernières nouvelles suggèrent que la Valence souhaite mettre fin au contrat qui l’engage comme hôte d’un Grand Prix de Formule 1.
Le journal espagnol El Periodico raconte que le président de la région Francisco Camps a déclaré que la ville ne pouvait pas se permettre le coût de 30 millions euros pour héberger la course (18 millions pour la Formula One Management, plus les coûts de construction et dé-construction du circuit et ceux de l’organisation).
De plus, la présence du public aux courses a diminué de 112,000 personnes en 2008 à 75,000 en 2010, ce qui n’apporte que 10 millions d’euros. Dans ces conditions, Camps aurait demandé la cessation du contrat plus tôt, mais pour finalement recevoir une réponse négative: il n’est pas possible de renoncer au Grand Prix de Valence tant qu’on ne trouve pas une alternative convenante de remplacement. On a ainsi véhiculé les noms d’Alcaniz et Portimano au Portugal, mais aucune ne semble pas financièrement viable.
En même temps, le champion français Alain Prost a exprimé son mécontentement quant au retard à terme indéfini de la relance du Grand Prix en France. Le quadruple champion a déclaré à la radio: « Il y avait une belle occasion l’année dernière au moment des élections régionales et une première proposition pour Disney qui, après coup, a été peut-être un peu compliquée. Mais Flins était un site exceptionnel, un vrai projet, avec un vrai plan d’affaire. »
« Il y avait un vrai programme pour l’utilisation du circuit, avec des avantages économiques et sociaux. Cela aurait amené 100 000 personnes de plus dans la région parisienne. Tout le monde était enthousiaste et surtout Bernie Ecclestone. Mais le projet a été abandonné alors qu’il était prêt et financé, à l’approche des élections régionales, pour des questions d’environnement. C’était essentiellement un problème politique. »
L’ancien patron d’écurie a aussi saisi la ténuité du domaine en France, avec nul pilote français en F1 et une écurie Renault qui ne s’appellera plus comme ça. Il y a, bien sûr, la question financière, mais, en fin de compte, dit Prost « si les politiques et le gouvernement estiment qu’il n’est pas important pour la France d’avoir un Grand Prix, alors n’en parlons plus. »